Centre d'Obésité du Mousseau

Le suivi de mon intervention :

Quand ?
Tous les mois

Qui le réalise?
Le chirurgien, le diététicien, l'endocrinologue et le médecin traitant, en alternance.

Que comprend-t-il ?
Evaluation perte de poids, des comorbidités, qualité de vie
Examen clinique, pesée, suivi et évolution des comorbidités, suivies des règles hygiéno-diététiques et de la pratique sportive recommandée
Recherche de signes cliniques de carence vitaminique ou de dénutrition
Par l'examen clinique, l'anamnèse et le bilan biologique tous les trois mois la première année puis tous les six mois
Supplémentation (multivitaminés, calcium, vitamines D, fer, B12...)
Supplément vitaminique systématique en post opératoire, à vie pour les bypass, pendant quelques mois pour les sleeves

Bilan diététique et activité physique
Deux bilans diététiques dans l'année par le diététicien
Vélo d'appartement obligatoire tous les jours pendant 30 mn en post opératoire pendant au moins douze mois
Suivi avec le psychiatre

Conseils fondamentaux après mon intervention :

La chirurgie bariatrique est un traitement symptomatique (quelle qu'en soit la cause) d'un trouble du comportement alimentaire.
Dans le choix chirurgical, il faut penser aux conséquences de l'obésité morbide essentiellement médicales, psychologiques, sociales et économiques (ségrégation, perte d'emploi, hausse des primes d'assurances etc..).
La chirurgie bariatrique s'adresse le plus souvent aux patients de 18 à 65 ans, ayant une obésité stable depuis plus de 5 ans, avec un échec des régimes alimentaires, de traitements médicamenteux ou de cures d'amaigrissement : si toutes ces solutions ont été utilisées depuis plus d'un an.
Le résultat qui n'est pas obligatoire, est considéré parfait quand il y a une perte de 50 % du surpoids initial.

Un point fondamental est de ne jamais négliger la prise de vitamines et d'oligoéléments pour compenser d'éventuelles carences.
Même si le bilan biologique fait avant l'intervention est normal, il faut surveiller au cours du temps l'apparition 'insidieuse » de déficits en certains vitamines et ne pas attendre les signes cliniques liés à leur absence.
Il existe des compléments alimentaires (comprimés, en poudre ou liquides) faciles à prendre de façon quotidienne sans contrainte. Il faut ensuite contrôler l'équilibre biologique dans le sang de ces prises pour éviter les SURDOSAGES.
L'usage du tabac est souvent responsable de l'apparition d'ulcères gastriques après la chirurgie de l'obésité. Ils se compliquent souvent d'anémie, d'hémorragie ou de perforation pouvant conduire à une réintervention.

Comportements à respecter après l'intervention :

Si vous devez subir une gastroscopie, il faut préciser l'intervention que vous avez subie au gastro-entérologue.
Il aura une vue « anatomique » de ce qu'il va voir avec son endoscope. Il faudra être prudent lors de l'examen et ne jamais faire de manœuvres de dilatation de la poche gastrique ou de l'anneau de calibrage. Il pourra constater la présence de fils ou agrafes (selon le type d'intervention) dans l'estomac. Il ne faut pas y toucher. Ils correspondent aux points de suture non résorbables qui garantissent la solidité du montage chirurgical.
Il ne faut pas rester sans surveillance : Vous devez avoir systématiquement une consultation chirurgicale 1 mois, 3 mois, 6 mois, 9 mois, 12 mois et 18 mois après votre intervention, puis tous les ans. Ensuite, cette surveillance sera adaptée par votre médecin traitant selon vos besoins.
Il faut contrôler l'évolution favorable ou la guérison des maladies qui ont accompagné votre surpoids.
La prise d'anti-inflammatoires doit être très surveillée, elle est possible en utilisant un protecteur gastrique. Il existe un risque d'ulcère sur l'estomac ou sur l'anastomose gastro-jéjunale dans le by-pass. Le tabac augmente encore ce risque. Il faut réduire votre consommation.
La conduite alimentaire nécessite un suivi nutritionnel indispensalbe. Il est préférable de voir un diététicien ou nutritionniste dans les 15 jours qui suivent l'intervention pour ne pas faire d'erreur alimentaire.
En cas de restriction forcée (cas des gastroplasties) il vous faudra souvent un soutien psychologique, attention aux vomissements si vous mangez trop vite ou si vous buvez en même temps que vous ingérez des solides.
La malabsorption consiste à court-circuiter un segment du tube digestif afin de réduire l'absorption des graisses en diminuant le contact entre les sécrétions bilio-pancréatiques et les aliments. Mais ces méthodes sont utilisées surtout pour le super obèse ou en chirurgie de seconde intention en cas d'échec des autres interventions. Elle est préconisée aussi pour les mangeurs de sucre ou lorsqu'il existe un diabète. Il peut exister si vous ne suivez pas les conseils donnés un dumping syndrome qui est un malaise hypoglycémique très désagréable avec parfois un évanouissement, une diarrhée, des sueurs etc... Cela traduit une hypersensibilité à l'insuline. Ces phénomènes peuvent être éphémères ou durer longtemps... c'est individuel.

 

Il est important, avant de prendre rendez-vous avec le chirurgien que vous avez choisi, de consulter votre médecin traitant, de vous documenter (presse, internet...).

Rappelez-vous qu'un suivi sera nécessaire, ne choisissez pas une équipe à l'autre bout de la France...

Ce bilan peut vous paraître bien long, mais il permet de minimiser les risques chirurgicaux et d'optimiser l'intervention, que vous vivez souvent comme l'intervention de la dernière chance pour perdre ces sacrés kilos en trop.